Les noll ont deux ailes

Le pays de la Sagouine sur l’île aux puces

Après le parc de Kouchibouguac, nous prenons la direction de l’Ile-du-Prince-Edouard. Deux escales sont prévues.

Parce qu’il pleut, nous ne nous arrêtons à la première, l’Éco-centre Irving, aussi connu sous le nom de Dune de Bouctouche.

Nous nous dirigeons tout droit vers l’île aux puces pour découvrir le Pays de la Sagouine.

Le Pays de la Sagouine est une reproduction fantastique d’un village de pêcheurs au temps de la prohibition. Inspiré par la romancière Antonine Maillet, et son plus célèbre personnage, la Sagouine, ce reflet d’un peuple présente la joie de vivre typiquement acadienne. Nous avons hâte de découvrir cette culture unique, grâce à la magie de personnages, nous plongeant dans un tourbillon de musique et de théâtre et ce, sur une petite île à Bouctouche. Depuis 1992, plus de 1,5 million de visiteurs ont mis pied sur l’Île-aux-Puces, cet organisme culturel à but non lucratif doté d’un éternel charme est toujours aussi contagieux !

On arrive à l’île aux puces par la passerelle après avoir dit bonjour au douanier qui nous explique que les pets de sœurs portent ce nom car cette pâtisserie a été conçue par des bonnes sœurs et que c’est aussi facile à faire qu’un pet. Ça promet pour le restant de la journée!

Arrivés sur l’île, on nous dirige vers le phare de Ben qui nous raconte toutes sortes d’histoires plus farfelues les unes que les autres sur ce qui nous entoure, comme cette proue de bateau avec une pomme d’Aden parce que c’est un homme, les femmes ne pouvaient pas monter à bord des bateaux de moines! ou cette couronne qu’on accroche au-dessus de la maison pour honorer les morts. Si le trou de la couronne est orientée vers le haut le mort peut monter au ciel sinon tant pis pour lui (dixit!). Et cette ampoule qui fait partie du livre Guiness parce qu’elle fonctionne depuis son installation en 1943! Gros délire!

Et c’est ainsi qu’on enchaîne alternativement pièces de théâtre comme par exemple avec Pierre-à-Pitre et Joséphineet orchestre de musique Acadienne.

Entre deux, on se commande à l’Ordre du Bon Temps une poutine râpée pour goûter à ce met traditionnel des Acadiens. Comme ils disent eux-mêmes, ça tient bien au corps. C’est de la patate à moitié râpée, à moitié pilée, le tout salé, poivré et moulé en boule, avec une noix de porc salé au cœur, cuit deux heures dans l’eau bouillante. On a testé, check. La poutine râpée ne sera pas sur le Top de nos mets favoris en Acadie.

Par contre, on reprendrait bien un verre de « bagosse » de Mariaagélas, la bootleggeuse, contrebandière d’alcool, composée de 20% d’alcool et de 80% d’ingrédients secrets. On n’arrive pas à en savoir plus malgré plusieurs tentatives de Jean-Luc. 

Puis on écoute l’histoire des Acadiens, au Bootleggeux, ce bar de l’Île-aux-Puces. Cette fois-ci, l’émotion est au rendez-vous et les larmes nous inondent les yeux à l’écoute du récit. Quand Champlain arrive ici en 1604, c’est sur l’île Ste Croix dans la baie de Fundy qu’il accoste. Beaucoup succombent de froid et du scorbut. En grec, Arcadia veut dire Paradis sur terre. En perdant le r, ce pays fertile devient l’Acadie. La nouvelle se répand en France et de gros bateaux amènent femmes et enfants et des hommes de tout métier. Les indiens Mi’kmaq montrent la chasse et la pêche aux Acadiens qui en échangent leur apprennent l’agriculture. Avec des vitamines dans leur alimentation, les gens ne meurent alors plus de scorbut. C’est ainsi que pendant 100 ans les Acadiens vivent en harmonie.

En 1713, la France vaincue par les anglais cède l’Acadie à la Grande-Bretagne. Ils imposent alors aux Acadiens trois règles:

  1. Parler anglais
  2. Renoncer au catholicisme
  3. Prêter sermon a la couronne britannique

Les Acadiens refusent en bloc les trois règles. Ils veulent juste poursuivre leur vie bien tranquille et ne demande rien à personne. Les navires anglais s’en retournent chez eux pendant 50 ans mais pour revenir plus nombreux et plus déterminés à faire respecter la loi en 1755.

Et ainsi va le récit de la déportation des Acadiens…

On comprend pourquoi la règle d’Or des Acadiens est de s’aimer les uns les autres

de profiter de ce beau pays et de fêter la vie dans les party de cuisine.

Nous vous recommandons vraiment cette visite fantastique.

 

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