Raiatea, l’île sacrée, et Taha’a, l’île vanille, partagent une seule barrière de corail et un immense lagon commun, parsemé d’une quarantaine de motu aux plages de sable blanc.

Nous avons choisi de loger sur chacune des îles. Toutefois, il est tout à fait possible de séjourner seulement sur Raiatea ou Taha’a et de se déplacer en bateau entre les deux pour les découvrir.

Arriver par la mer à son Fare est tout simplement magique! Le Fare Pea Iti à Taha’a est juste incroyable, posé face aux multiples motu!

On croirait arriver au paradis.

A Raiatea, la vue du Fare Vai Nui n’est pas mal non plus.

Ce qui différencie vraiment ce deuxième Fare, c’est l’excellence de son restaurant. Les plats ont la finesse d’une cuisine de grand chef, tout en étant servis dans une atmosphère chaleureuse et familiale.

Les locaux viennent y manger en famille. C’est un signe qui ne trompe pas. Le trio de thon est à tomber par terre.

Nous avons adoré notre journée bateau guidée par Teva Rocka et Eugene Tihopu de Faaroa cruise. Nous avons appris une foule de chose dans la rigolade et la bienveillance. Merci les amis polynésiens.

Teva et Eugène nous ont d’abord emmené sur la rivière Faaroa, la seule rivière navigable de toute la Polynésie française. Elle remonte depuis la baie du même nom dans une vallée tropicale dense, que l’on peut explorer aussi en kayak. On se retrouve au milieu d’une végétation luxuriante et d’une ambiance de forêt humide.
On peut y voir toutes sortes de végétation, comme le Purau, appelé aussi purau mā’ohi ou Hibiscus tiliaceus, un arbre côtier emblématique de la Polynésie, l’hibiscus sauvage et ses fleurs colorées blanche le matin, orange le midi, rouge le soir, le gingembre sauvage, avec ses tiges hautes, fleurs rouges ou jaunes, le Mape, le châtaignier polynésien, grands arbres aux racines épaisses, le pandanus avec ses feuilles longues, souvent utilisées en artisanat, les fougères arborescentes, silhouettes tropicales emblématiques.

Raiatea est considérée comme le berceau de la civilisation polynésienne. C’est ici que se trouve le marae Taputapuātea, classé à l’UNESCO, centre religieux et politique d’où partirent les grandes migrations vers Hawaï, Aotearoa (la Nouvelle-Zélande) et Rapa Nui (l’ile de Pâques).

C’est sur le marae Hauviri que les chefs étaient officiellement investis. Nous avons adoré cette visite guidée par Eugene du marae Taputapuātea.

Eugene nous fait vivre le rite d’ouverture d’un marae qui permet d’ accéder aux ancêtres. C’est un ensemble de gestes, de paroles et de règles qui permettent de franchir la frontière entre le monde des vivants (Te Ao) et celui des ancêtres et des dieux (Te Pō). Incroyable moment! On est tous très émus!

Il nous explique aussi comment utiliser les plantes de l’ile tout comme sa grand-mère lui a appris. Passionnant tout ce savoir ancestral!

Nous avons ensuite fait du snorkeling sur le Jardin de corail, l’un des plus beaux snorkeling tranquilles de Polynésie.

et mangé sur un motu avec une belle gang de voyageurs.


Sur une autre journée, nous avons fait le tour de Taha’a, l’île vanille.

En effet, ses plantations produisent l’une des vanilles les plus réputées du monde, cultivée de manière artisanale, gousse par gousse.

On a poursuivi notre tour par la visite de la Distillerie Pari Pari.

La distillerie de Tapu’amu propose une visite gratuite et passionnante comprenant :
- explication de la culture de la canne
- démonstration de broyage
- découverte de l’alambic
- dégustation des rhums
- visite de l’huilerie (coco, tamanu).

La visite des fermes perlières, elle aussi est à ne pas manquer pour une immersion garantie dans les savoir-faire locaux. Toutes les étapes nous sont expliquées en passant sur chaque poste de la chaine de production réelle.

Sur le 1er poste, la greffe, on comprend comment :
- on ouvre la nacre,
- on insère le nucléus,
- on place le greffon.



La perle se forme en environ 18 mois. Sa couleur dépend du greffon utilisé et peut varier du blanc au noir, en passant par des nuances de rose, de bleu, de vert ou de gris, héritées de la nacre de laquelle il est issu. Après 18 mois, la perle est récoltée et un nucléus plus gros peut être implanté dans l’huître. Celle-ci est ensuite remise à l’eau pour un nouveau cycle de culture d’environ 18 mois.



une fois les nacres greffées, elles sont assemblées et mises à l’eau.

Nous avons visité trois fermes, chacune apportant son lot d’informations complémentaires. On a commencé par Love Here Pearl Farm, située à Patio.

C’est une ferme perlière reconnue pour :
- son accueil chaleureux,
- ses visites pédagogiques,
- la qualité exceptionnelle de ses perles,
- et sa boutique posée sur l’eau, très photogénique.

Les techniciens nettoient 2 000 à 3 000 huîtres par jour pour enlever les algues et les coquillages parasites tous les 3 mois.

La Ferme Perlière Champon est située à la pointe Toamaro, au sud de la baie d’Apu.
Cette ferme familiale est gérée par Monique Champon et son équipe. C’est d’ailleurs là que nous avons cassé notre tirelire pour une magnifique bague!

Si vous vous demandez ce que sont ces maisons sur l’eau, il s’agit de fermes perlières.
Avez-vous déjà observé ces petits crabes dotés d’une impressionnante pince rouge?

On les appelle les crabes violonistes, célèbres pour leur asymétrie.
Le mâle possède une énorme pince colorée, souvent rouge, orange ou jaune, tandis que l’autre est minuscule.
Cette grosse pince peut représenter jusqu’à la moitié du poids du crabe.
Sa couleur vive lui sert à :
• attirer les femelles ;
• intimider les autres mâles ;
• communiquer par des signaux visuels, en agitant sa pince comme un violoniste manie son archet.
On change de capitaine

et on refait un jardin de corail.

Quand on aime, on ne compte pas. Promis, nous vous ferons un article dédié à la vie sous-marine en Polynésie.

Même si nous avons eu davantage de pluie que de soleil,

notre visite de Raiatea et de Taha’a restera un excellent souvenir.

Mānuia ! 🌺

On part prendre notre avion pour la prochaine étape avec une arrivée à l’aéroport en bateau! Une première pour nous!
