Fakarava est un atoll reconnu par l’UNESCO comme réserve de biosphère en raison de la richesse exceptionnelle de ses récifs coralliens et de ses lagons préservés. Ce classement récompense les efforts menés pour protéger un patrimoine naturel unique tout en préservant le mode de vie des habitants des Tuamotu.

C’est d’ailleurs l’ensemble de la commune de Fakarava, comprenant sept atolls (Fakarava, Toau, Niau, Raraka, Aratika, Kauehi et Taiaro), qui bénéficie de ce classement UNESCO depuis 2006.

Il est réputé pour la richesse exceptionnelle de son écosystème marin, ses plages de sable rose et son immense lagon aux eaux cristallines.

Avec ses quelque 60 kilomètres de longueur,

l’atoll entoure un vaste lagon aux nuances de bleu saisissantes.

Comme pour la plupart des atolls, le rythme de vie est dicté par l’océan, les marées et les traditions locales.

Le village principal, Rotoava, s’étire le long d’une route bordée de cocotiers,

entre lagon et océan.

Les habitants vivent principalement de la pêche,

de la perliculture


et du tourisme.


Pour découvrir l’atoll, nous nous déplaçons à vélo .


et à pied.

Dans tous les cas, c’est la même et unique route.

Au cœur du village de Rotoava se dresse l’église Saint-Jean-de-la-Croix, l’un des symboles de Fakarava. Construite en blocs de corail, elle témoigne du savoir-faire traditionnel des Tuamotu.

L’intérieur de l’église est à l’image des Tuamotu : simple, lumineux et profondément marqué par l’environnement marin.

Les décorations sont réalisées avec les richesses du lagon : nacres, coquillages et ornements marins.



La mairie de Fakarava aussi est très typique.

C’est ici que se gèrent les affaires de l’atoll, mais aussi une partie de l’animation de la communauté. Comme souvent dans les Tuamotu, la mairie est bien plus qu’un simple bâtiment administratif : elle constitue un lieu de rencontre et un repère important pour les habitants.

Chez Ruki Perles, les cocotiers sont entourés de grandes bouées colorées.

Ces bouées rappellent l’univers de la perliculture, où ces flotteurs sont utilisés pour soutenir les lignes d’élevage des huîtres perlières dans le lagon.

Un clin d’œil original à l’activité qui fait la renommée des Tuamotu.

Fakarava est surtout célèbre pour ses deux passes, la passe Nord de Garuae et la passe Sud de Tumakohua (ou Tetamanu). La passe de Garuae est la plus grande de Polynésie française, avec une largeur d’environ 1,6 kilomètre.

Ces deux passes sont mondialement connues des plongeurs pour ses impressionnants rassemblements de requins gris.

Peut-être aurez-vous la chance de vivre une experience extraordinaire: À marée montante, les requins gris se rassemblent dans la passe et forment un impressionnant mur vivant. Face au courant, ils semblent immobiles, suspendus dans l’eau. En réalité, ils profitent du flux d’eau riche en oxygène qui traverse leurs branchies. Il parait que le spectacle est saisissant : des centaines de silhouettes grises occupent toute la passe, offrant l’une des rencontres sous-marines les plus spectaculaires de Polynésie..

C’est avec O2 Fakarava que je pars à la rencontre des requins gris. Très vite, ils apparaissent de toutes parts. Des requins gris partout, partout autour de moi ! Même s’ils n’ont pas formé le fameux mur, le spectacle n’en demeure pas moins fascinant et impressionnant.

La route vers la passe Nord est l’attraction terrestre de Fakarava.

Tout au long du trajet, nous alternons entre les vues sur le lagon et celles sur l’océan, parfois séparés par quelques dizaines de mètres seulement qu’on peut alors observer en même temps.

Arrivés à la fin de la route au PK10,

vous aurez l’impression de bout du monde.

Ne faites pas comme nous, ne manquez pas la célèbre plage du PK9.

La mer étant déchaînée, nous choisissons de renoncer à l’excursion vers la passe Sud. Il faudra revenir à Fakarava pour découvrir les célèbres sables roses. Par temps couvert, les couleurs n’apparaissent pas.

Pour ce séjour, nous logeons au Havaiki lodge,

dans un environnement magnifique.

Notre transfert à l’hôtel en truck

me replonge instantanément dans mes souvenirs d’enfance.
